PVT, visa tourisme, année sabbatique : quelle formule choisir pour partir vivre à l'étranger ?

Quand on pense "partir vivre à l'étranger", on imagine souvent tout quitter pour un an avec un sac à dos. La réalité est nuancée et plus accessible. Petit tour d'horizon des vraies options qui existent.

Pourquoi cette question est importante

C'est souvent le premier sujet bloquant : tu veux partir, tu as une destination en tête mais tu ne sais pas sous quel statut tu peux y aller, combien de temps tu peux rester, ce que tu as le droit de faire sur place.

La bonne nouvelle c’est qu’il n'y a pas qu'une seule façon de partir vivre à l'étranger, il y en a plusieurs et l'une d'elles correspond probablement à ta situation.

Le visa tourisme : la porte d'entrée la plus simple

C'est souvent la formule la plus accessible et la plus sous-estimée. Dans de nombreux pays, un visa tourisme te permet de séjourner entre 1 et 3 mois légalement sans démarches complexes.

C'est idéal, si tu veux tester un pays avant de t'y installer plus durablement, travailler à distance en tant que freelance ou salarié français ou simplement vivre une première expérience de vie à l'étranger sans engagement long terme.

Attention : travailler pour une entreprise locale sous visa tourisme est illégal dans la plupart des pays. Mais travailler pour ton employeur français ou tes clients depuis l'étranger est généralement possible, vérifie les conditions de ton contrat.

Le PVT : l'option plébiscitée pour les moins de 35 ans

Le Programme Vacances Travail (PVT) existe avec une trentaine de pays : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Argentine et bien d'autres. Il te permet de vivre et travailler légalement dans le pays partenaire pendant 1 à 2 ans.

C'est la formule idéale si tu veux t'immerger vraiment, trouver un emploi local, explorer un pays en profondeur tout en ayant la liberté de bouger.

Contrainte principale : il faut avoir moins de 35 ans selon les pays et les places sont limitées, certains tirages au sort se font des mois à l'avance (pour le Canada par exemple).

L'année sabbatique : partir sans quitter son emploi

Moins connue qu'elle ne le devrait. En France, tout salarié ayant au moins 6 ans d'ancienneté peut demander un congé sabbatique de 6 à 11 mois. Ton contrat est suspendu, ton poste t'est garanti à ton retour.

C'est la formule qui rassure le plus celles qui ont peur de "tout perdre" en partant. Tu pars, tu testes et tu as un filet de sécurité si tu veux rentrer.

Le visa de nomade digital : la nouvelle option

De plus en plus de pays proposent des visas spécifiques pour les travailleurs à distance : Japon, Costa Rica, Thaïlande... Ces visas te permettent de résider légalement dans le pays tout en continuant à travailler pour tes clients ou employeurs étrangers.

Durée variable selon les pays, conditions de revenus minimums souvent exigées.

L'expatriation classique : un emploi dans un autre pays

Trouver un poste dans une entreprise étrangère ou être muté par ton employeur. C'est la formule la plus encadrée souvent avec un visa de travail, une couverture sociale locale et parfois un logement pris en charge.

C'est aussi celle qui demande le plus de préparation en amont mais qui offre la plus grande stabilité une fois sur place.

Et il existe encore d'autres formules

La liste est loin d'être exhaustive car selon ton profil et tes envies, d'autres options méritent d'être explorées :

Erasmus : pour les étudiants, un semestre ou une année dans une université européenne, souvent la première expérience de vie à l'étranger qui donne envie de recommencer.

Le volontariat européen (Corps Européen de Solidarité) : jusqu'à 12 mois dans un pays européen pour un projet associatif, logement et nourriture pris en charge. Idéal pour partir sans budget.

Le WWOOFing : travailler quelques heures par jour dans une ferme biologique en échange du logement et des repas. Une façon de s'immerger dans un pays à moindre coût.

Les programmes type VIE (Volontariat International en Entreprise) : pour les moins de 28 ans, une mission de 6 à 24 mois dans une entreprise française à l'étranger, avec une indemnité mensuelle.

Le service civique à l'international : une mission de 6 à 12 mois dans une organisation à l'étranger avec une indemnité et la couverture sociale maintenue.

Autant de portes d'entrée vers une vie ailleurs et autant de raisons de ne plus attendre.

Comment choisir ?

La bonne formule dépend de plusieurs facteurs : ton âge, ta situation professionnelle, le pays visé, la durée souhaitée et ce que tu veux faire sur place.

Ce que je vois c’est que mes clientes arrivent avec une seule option en tête, généralement le PVT ou le visa tourisme sans avoir exploré les autres. Or c'est en comprenant l'ensemble des possibilités qu'on construit le projet qui correspond vraiment à sa vie.

C'est ce qu'on fait en accompagnement : on ne choisit pas juste un visa, on construit le projet de départ qui te ressemble.

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