Que faire de son appartement, son job et sa voiture quand on part vivre à l'étranger ?
Le guide pratique pour ne rien oublier avant de partir.
La question que tout le monde se pose mais que personne ne pose vraiment
On passe des heures à rêver du pays où on va partir. On regarde des quartiers, des cafés, des coworkings. Et puis un jour la question atterrit : mais concrètement, je fais quoi de ma vie en France pendant ce temps ?
Et là le projet se met en pause parce que cette question-là personne ne la traite vraiment sur les comptes d'expatriées. On voit l'arrivée, rarement le départ.
Voici les trois sujets qui reviennent systématiquement avec mes clientes et les vraies options pour chacun.
L'appartement
Trois options principales selon ta situation.
Tu es locataire. Tu peux donner ton préavis et résilier ton bail c'est la solution la plus simple si tu pars pour longtemps ou si tu n'es pas sûre de rentrer au même endroit. Tu peux aussi sous-louer avec l'accord écrit de ton propriétaire : légal mais encadré. Attention : sous-louer sans autorisation expose à des risques juridiques.
Tu es propriétaire. Tu peux mettre ton bien en location pendant ton absence via une agence ou en gestion directe. Tu continues à percevoir des revenus et ton bien n'est pas vide. Tu peux aussi le laisser vide si la durée est courte et que tu as les moyens de maintenir les charges.
Tu vis chez quelqu'un ou en colocation. C'est souvent la situation la plus simple : un préavis à donner et c'est réglé.
Le job
Là encore, plusieurs scénarios selon ta situation.
Tu es salariée en télétravail. C'est la configuration la plus confortable. Tu continues à travailler pour ton employeur depuis l'étranger. Attention cependant : tout dépend de ton contrat et de la politique de ton entreprise. Certaines l'autorisent explicitement, d'autres non. Et selon les pays, il peut y avoir des implications fiscales si tu restes plus de 183 jours. Renseigne-toi avant de partir.
Tu veux prendre un congé sabbatique. 6 ans d'ancienneté minimum, une demande formelle à l'employeur et tu pars avec ton poste garanti à ton retour. C'est la solution idéale si tu as peur de ne pas retrouver d'emploi en rentrant.
Tu démissionnes. C'est une décision qui mérite d'être mûrement réfléchie mais ce n'est pas forcément dramatique. Beaucoup de femmes que j'accompagne ont démissionné, sont parties et ont trouvé mieux en rentrant. Parfois le départ est l'occasion de changer de voie professionnelle.
Tu es freelance ou à ton compte. Tu continues à travailler depuis l'étranger avec tes clients habituels. La dimension administrative et fiscale mérite d'être vérifiée selon la durée de ton absence et le pays choisi.
La voiture
Souvent le sujet le plus simple et pourtant celui qui bloque.
Si tu pars quelques mois, tu peux mettre ta voiture en stationnement chez un proche et mettre ton assurance en veille ou en formule réduite, beaucoup d'assureurs proposent cette option.
Si tu pars plus longtemps, la vendre avant de partir est souvent la solution la plus pratique. Tu récupères du budget pour ton départ, tu n'as plus de charges fixes et tu te rachètes une voiture à ton retour si besoin.
Ce qu'on oublie souvent
Au-delà de ces trois sujets, il y a d'autres points à anticiper : ta mutuelle santé, qui peut souvent être maintenue ou remplacée par une assurance internationale, ton adresse fiscale si tu pars plus de 6 mois, tes abonnements divers et la question de ta boîte aux lettres et de ton courrier.
Rien d'insurmontable. Tout se règle quand on s'y prend à l'avance.
Ce que ça change d'anticiper
La plupart des femmes que j'accompagne arrivent en séance avec l'impression que leur vie en France est un obstacle à leur départ. Après avoir fait le tour de ces questions ensemble, elles réalisent que chaque point a une solution et que le départ est bien plus proche qu'elles ne le pensaient.
C'est exactement ce qu'on fait lors d'une séance découverte : poser les vrais sujets sur la table et voir concrètement comment ça s'organise pour toi.