Faut-il parler la langue du pays pour partir vivre à l'étranger ?
Ce qui est vraiment possible selon ton profil
Ce sont les premières questions de mes clientes : et si je ne parle pas la langue ? Est-ce que je vais m'en sortir au quotidien, est-ce que je vais me sentir isolée, est-ce que c'est raisonnable de partir sans maîtriser l'anglais, le portugais ou l'espagnol ?
La réponse courte, c'est non, pas besoin de parler couramment la langue du pays pour partir. Je t'explique :
Ce que la langue change au quotidien
Vivre dans un pays dont on ne parle pas la langue, ça complique le quotidien, personne ne va te le cacher. Les démarches administratives, les échanges avec les voisins, la médecin, le propriétaire, les moments où on se retrouve dans une situation imprévue sans pouvoir s'expliquer, ça demande plus d'énergie qu'on ne l'anticipe depuis la France.
Mais ça ne rend pas l'expérience impossible. Des Français partent chaque année dans des pays dont ils ne parlent pas la langue et s'y épanouissent. Ce qui fait la différence, c'est la façon dont tu abordes la situation une fois sur place et moins ton niveau de langues au départ.
L'anglais : le faux passeport universel
On dit que l'anglais suffit partout et c'est vrai dans les grandes villes, les quartiers d'expatriés, les environnements professionnels internationaux. Mais dès qu'on s'éloigne un peu des zones touristiques, l'anglais atteint rapidement ses limites.
Ce qui veut dire que partir avec un niveau d'anglais moyen dans un pays anglophone comme le Royaume-Uni ou l'Australie, c'est un défi professionnel et social et partir avec un bon anglais dans un pays non anglophone, ça aide mais ça ne remplace pas la langue locale sur le long terme.
Ce qui compte vraiment selon la durée et le projet
Pour un séjour de quelques mois avec un travail à distance pour un employeur français, la langue locale est utile mais pas indispensable, tu vis et travailles en français, tu te débrouilles en anglais pour le reste et tu apprends les bases sur place.
Pour une immersion plus longue avec l'intention de travailler localement ou de s'intégrer, la langue n'est pas un prérequis au départ mais un réel investissement à planifier dès ton arrivée.
Ce qu'on peut faire concrètement
Je suis partie au Japon en ne connaissant que quelques mots de japonais. Je parle anglais mais là-bas ça ne m'a franchement pas servi, les Japonais parlent très peu anglais en dehors des zones touristiques. Et comme je travaillais pour mes clientes françaises depuis Tokyo, ce n'était pas un problème au quotidien. Mais j'aurais aimé aller plus loin dans les échanges, mieux comprendre ce qui se passait autour de moi, accéder à autre chose que la surface. Si un prochain séjour il y a, je reprendrai des cours avant de partir.
Ça m'a confirmé que quelques bases changent tout et on apprend surtout en étant sur place.
Ce que j'observe avec mes clientes
La langue est souvent vue comme un frein au projet alors qu'elle est une conséquence du projet, quelque chose qui se travaille une fois la décision prise mais pas une condition préalable à la décision.
Celles qui partent sans parler la langue s'y mettent beaucoup plus vite une fois sur place parce que la nécessité est le meilleur professeur qui soit.
Si tu utilises la langue comme une raison d'attendre, c'est peut-être le moment de reposer la question autrement : qu'est-ce qui se passerait si tu partais avec ce que tu sais déjà ?
Si tu veux qu'on en parle, réserve ta séance découverte offerte, 30 minutes pour voir comment ton niveau de langue s'intègre dans ton projet et ce qu'on peut faire pour avancer.